Épuisement professionnel, dépression, anxiété chronique : comprendre ce qui vous arrive, connaître vos droits et trouver le bon soutien. Ce guide est rédigé avec le regard d'un travailleur social, pas d'un coach.
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💡 Note importante : Ce guide n'est pas un outil de diagnostic médical. Si vous ressentez une souffrance psychologique, la première étape est toujours de consulter votre médecin traitant. Ce guide vous aide à comprendre vos droits et les dispositifs disponibles.
Le burn-out s'installe progressivement. Il n'arrive pas d'un coup. Ces signaux, combinés et persistants, méritent attention :
Le burn-out (épuisement professionnel) est reconnu par l'OMS comme un phénomène lié au travail, pas comme une maladie psychiatrique au sens strict. Il résulte d'un stress chronique au travail non géré. La dépression, elle, est un trouble de l'humeur qui peut survenir dans n'importe quel contexte de vie.
En pratique, les deux peuvent coexister. Un burn-out non traité peut basculer en dépression. Dans les deux cas, consulter un médecin est urgent. Cette distinction a aussi des conséquences sur la prise en charge : un burn-out reconnu comme maladie professionnelle ouvre des droits spécifiques (voir ci-dessous).
Si votre médecin estime que votre état nécessite un arrêt, il le prescrit. Vous percevez des indemnités journalières CPAM (environ 50 % du salaire journalier brut, plafonnées). Un délai de carence de 3 jours s'applique sauf si votre convention collective le supprime ou si votre employeur le compense. Certaines mutuelles couvrent ce délai.
Le burn-out n'est pas inscrit dans les tableaux des maladies professionnelles, mais il peut être reconnu via un système complémentaire si le taux d'IPP (incapacité permanente partielle) est d'au moins 25 %. Cette voie est longue et nécessite un accompagnement. En cas de reconnaissance : prise en charge à 100 % des soins, IJ majorées à 60 % puis 80 %, rente possible.
Si un événement précis au travail (un conflit violent, une annonce brutale, un surmenage soudain) a déclenché votre état, il peut être déclaré en accident du travail par votre médecin. La CPAM dispose de 30 jours pour statuer. En cas de reconnaissance : prise en charge à 100 %, IJ à 60 % puis 80 %.
Après un arrêt de plus de 30 jours, une visite de reprise avec la médecine du travail est obligatoire avant le retour au poste. Le médecin du travail peut préconiser un mi-temps thérapeutique (reprise à temps partiel avec maintien partiel des IJ) ou un aménagement de poste. Vous pouvez aussi demander une visite de pré-reprise avant la fin de l'arrêt pour préparer les conditions de retour.
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Écoute bénévole anonyme et confidentielle. Disponible 24h/24. Chat également disponible sur sosami.fr.
Si vous êtes chef d'entreprise ou indépendant en souffrance, le réseau Apesa propose un accès rapide à un psychologue clinicien. apesa-france.fr
🌴 À La Réunion : Le CHU de La Réunion propose des consultations psychiatriques en urgence (0262 35 90 00). Le CMP (Centre Médico-Psychologique) de votre secteur est accessible sans rendez-vous pour une première orientation. Les Points d'Accueil et d'Écoute Jeunes (PAEJ) accompagnent les 12–25 ans. La CGSS Réunion gère la reconnaissance des maladies professionnelles et accidents du travail dans les mêmes conditions qu'en métropole.
La souffrance psychologique est souvent le point de départ d'une situation plus complexe. Un assistant social peut vous aider à voir clair et à identifier toutes les ressources disponibles — en toute confidentialité.
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