Indemnités journalières, protection de l'emploi, visite de pré-reprise, retour aménagé, prévention de la désinsertion professionnelle : vos droits pendant et après un arrêt prolongé.
Pendant un arrêt maladie, la Sécurité sociale (CPAM en métropole, CGSS dans les DROM) verse des indemnités journalières pour compenser la perte de salaire. Le versement démarre après un délai de carence.
50% du salaire journalier de base
Plafond : 52,28 €/jour brut (2026)
66,66% à partir du 31e jour
Si vous avez 3 enfants à charge
ℹ️ Délai de carence : Les IJ démarrent à partir du 4e jour d'arrêt (3 jours de carence) pour la maladie ordinaire. Pas de carence en cas d'accident du travail, maladie professionnelle ou affection de longue durée (ALD). Votre convention collective peut prévoir une prise en charge par l'employeur pendant la carence.
Contrairement à une idée reçue, un arrêt maladie ne vous met pas à l'abri d'un licenciement — mais la loi vous protège sous certaines conditions.
Depuis 2021, la CPAM/CGSS propose aux salariés en arrêt prolongé un programme de prévention de la désinsertion professionnelle. C'est une aide — pas une procédure de licenciement. Si vous êtes contacté, ne refusez pas sans avoir compris ce qu'on vous propose.
Vous pouvez demander une visite médicale auprès du médecin du travail avant votre retour, sans attendre la visite de reprise obligatoire. C'est votre droit, et c'est souvent le meilleur outil pour préparer un retour dans de bonnes conditions.
Dès que vous envisagez un retour mais avez des doutes sur votre capacité à reprendre votre poste tel quel. Recommandé à partir de 3 mois d'arrêt. Vous pouvez la demander vous-même, sans en informer votre employeur au préalable.
Le temps partiel thérapeutique (TPT) permet de reprendre progressivement le travail à temps réduit tout en continuant à percevoir des IJ pour compléter le salaire réduit. Il est prescrit par le médecin traitant et validé par le médecin-conseil de la CPAM/CGSS. Il peut durer jusqu'à 1 an.
💡 Conseil : Le TPT est souvent la meilleure solution pour un retour progressif après un arrêt lié à un burn-out, une dépression ou une maladie chronique. Il évite le choc d'un retour à temps plein et réduit le risque de rechute — et donc de nouvel arrêt.
Continuer dans le guide :
Je peux vous aider à faire le point, comprendre vos droits et préparer votre retour — en toute confidentialité, sans en informer votre employeur.
Prendre contact →Confidentiel · Sans engagement
Les informations de ce guide sont issues des sources officielles suivantes, consultées en 2026 : service-public.fr (licenciement, rupture conventionnelle, inaptitude, ARE, indemnités) · travail-emploi.gouv.fr (Code du travail, procédures, médecine du travail, PDP) · francetravail.fr (ARE — Allocation Retour à l'Emploi, CPF, accompagnement reconversion) · moncompteformation.gouv.fr (CPF — montants 2026, formations éligibles) · ameli.fr (indemnités journalières, temps partiel thérapeutique, prévention désinsertion professionnelle) · mon-cep.org (Conseil en Évolution Professionnelle — démission-reconversion) · vae.gouv.fr (Validation des Acquis de l'Expérience — réforme 2022) · capemploi.net (maintien dans l'emploi travailleurs handicapés) · legifrance.gouv.fr (Code du travail — licenciement L.1232-1 et suiv., inaptitude L.4624-4, rupture conventionnelle L.1237-11 et suiv.). Les montants et délais peuvent évoluer — vérifiez toujours les données sur les sites officiels avant d'engager une démarche.