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Arrêt maladie et reprise du travail

Indemnités journalières, protection de l'emploi, visite de pré-reprise, retour aménagé, prévention de la désinsertion professionnelle : vos droits pendant et après un arrêt prolongé.

Les indemnités journalières (IJ)

Pendant un arrêt maladie, la Sécurité sociale (CPAM en métropole, CGSS dans les DROM) verse des indemnités journalières pour compenser la perte de salaire. Le versement démarre après un délai de carence.

Conditions pour en bénéficier

  • Avoir cotisé au moins 150 heures au cours des 3 derniers mois
  • Ou avoir perçu un salaire d'au moins 1 015 fois le SMIC horaire sur les 6 derniers mois
  • Transmettre l'avis d'arrêt à la CPAM/CGSS sous 48h
  • Respecter les heures de sortie autorisées

Montants 2026

50% du salaire journalier de base

Plafond : 52,28 €/jour brut (2026)

66,66% à partir du 31e jour

Si vous avez 3 enfants à charge

ℹ️ Délai de carence : Les IJ démarrent à partir du 4e jour d'arrêt (3 jours de carence) pour la maladie ordinaire. Pas de carence en cas d'accident du travail, maladie professionnelle ou affection de longue durée (ALD). Votre convention collective peut prévoir une prise en charge par l'employeur pendant la carence.

La protection de l'emploi pendant l'arrêt

Contrairement à une idée reçue, un arrêt maladie ne vous met pas à l'abri d'un licenciement — mais la loi vous protège sous certaines conditions.

✅ Ce que l'employeur ne peut pas faire

  • Vous licencier en raison de votre état de santé ou de votre absence — c'est une discrimination illégale
  • Vous licencier pendant un arrêt lié à un accident du travail ou une maladie professionnelle (protection absolue pendant la durée de l'arrêt + 10 jours après)
  • Rompre votre contrat pendant la période de suspension (sauf faute grave ou impossibilité de maintenir le contrat)

⚠️ Ce que l'employeur peut faire

  • Vous licencier pour un motif indépendant de votre santé (faute grave, motif économique)
  • Vous licencier si votre absence prolongée désorganise l'entreprise et nécessite votre remplacement définitif (sous conditions strictes appréciées par les tribunaux)
  • Engager une procédure d'inaptitude après constat du médecin du travail

La Prévention de la Désinsertion Professionnelle (PDP)

Depuis 2021, la CPAM/CGSS propose aux salariés en arrêt prolongé un programme de prévention de la désinsertion professionnelle. C'est une aide — pas une procédure de licenciement. Si vous êtes contacté, ne refusez pas sans avoir compris ce qu'on vous propose.

  • Bilan de situation pour évaluer les possibilités de reprise
  • Orientation vers des solutions de maintien dans l'emploi (aménagement, reclassement, formation)
  • Coordination avec le médecin du travail, l'employeur et les autres acteurs
  • Financement possible de formations ou d'accompagnements spécifiques
  • L'essai encadré : tester un nouveau poste ou une nouvelle activité pendant l'arrêt sans perdre ses IJ

La visite de pré-reprise

Vous pouvez demander une visite médicale auprès du médecin du travail avant votre retour, sans attendre la visite de reprise obligatoire. C'est votre droit, et c'est souvent le meilleur outil pour préparer un retour dans de bonnes conditions.

Quand y avoir recours ?

Dès que vous envisagez un retour mais avez des doutes sur votre capacité à reprendre votre poste tel quel. Recommandé à partir de 3 mois d'arrêt. Vous pouvez la demander vous-même, sans en informer votre employeur au préalable.

Ce qu'elle permet

  • Anticiper les aménagements de poste nécessaires
  • Envisager un temps partiel thérapeutique
  • Éviter une inaptitude surprise à la reprise
  • Préparer l'employeur à votre retour dans de bonnes conditions

Le temps partiel thérapeutique

Le temps partiel thérapeutique (TPT) permet de reprendre progressivement le travail à temps réduit tout en continuant à percevoir des IJ pour compléter le salaire réduit. Il est prescrit par le médecin traitant et validé par le médecin-conseil de la CPAM/CGSS. Il peut durer jusqu'à 1 an.

💡 Conseil : Le TPT est souvent la meilleure solution pour un retour progressif après un arrêt lié à un burn-out, une dépression ou une maladie chronique. Il évite le choc d'un retour à temps plein et réduit le risque de rechute — et donc de nouvel arrêt.

Continuer dans le guide :

⚕️ Inaptitude et reclassement → 🔁 Reconversion et formation → 📄 Licenciement et rupture → 🌴 Spécificités DROM →

Votre arrêt se prolonge et vous vous interrogez sur votre avenir professionnel ?

Je peux vous aider à faire le point, comprendre vos droits et préparer votre retour — en toute confidentialité, sans en informer votre employeur.

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Confidentiel · Sans engagement

📚 Sources et références

Les informations de ce guide sont issues des sources officielles suivantes, consultées en 2026 : service-public.fr (licenciement, rupture conventionnelle, inaptitude, ARE, indemnités) · travail-emploi.gouv.fr (Code du travail, procédures, médecine du travail, PDP) · francetravail.fr (ARE — Allocation Retour à l'Emploi, CPF, accompagnement reconversion) · moncompteformation.gouv.fr (CPF — montants 2026, formations éligibles) · ameli.fr (indemnités journalières, temps partiel thérapeutique, prévention désinsertion professionnelle) · mon-cep.org (Conseil en Évolution Professionnelle — démission-reconversion) · vae.gouv.fr (Validation des Acquis de l'Expérience — réforme 2022) · capemploi.net (maintien dans l'emploi travailleurs handicapés) · legifrance.gouv.fr (Code du travail — licenciement L.1232-1 et suiv., inaptitude L.4624-4, rupture conventionnelle L.1237-11 et suiv.). Les montants et délais peuvent évoluer — vérifiez toujours les données sur les sites officiels avant d'engager une démarche.